Fin.

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# Posté le lundi 15 septembre 2008 08:54

Je t'aime tellement mon Amour ...

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 13:34

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 13:28

" Même triste, je n'aime que le soir. (...). Rien ne m'opprime ici, rien ne me satisfait. Je crois même que l'ennui augmente : c'est que je ne souffre pas assez. Je suis donc plus heureux? Point du tout : souffrir ou être malheureux, ce n'est pas la même chose; jouir ou être heureux, ce n'est pas non plus la même chose. Ma situation est douce, et je mène une triste vie. Je suis ici on ne peut mieux; libre, tranquille, bien portant, sans affaires, indifférent sur l'avenir dont je n'attends rien, et perdant sans peine le passé dont je n'ai pas joui. Mais il y a dans moi une inquiétude qui ne me quittera pas; c'est un besoin que je ne connais pas, que je ne conçois pas, qui me commande, qui m'absorbe, qui m'emporte au-delà des êtres périssables...Vous vous trompez, et je m'y étais trompé moi-même : ce n'est pas le besoin d'aimer. Il y a une distance bien grande du vide de mon coeur à l'amour qu'il a tant désiré; mais il y a l'infini entre ce que je suis et ce que j'ai besoin d'être. L'amour est intense, il n'est pas infini. Je ne veux point jouir; je veux espérer, je voudrais savoir! Il me faut des illusions sans bornes, qui s'éloignent pour me tromper toujours. Que m'importe ce qui peut finir? L'heure qui arrivera dans soixante années est là tout près de moi. Je n'aime point ce qui se prépare, s'approche, arrive, et n'est plus. Je veux un bien, un rêve, une espérance enfin qui soit toujours devant moi, au-delà de moi, plus grande que mon attente elle-même, plus grande que tout ce qui passe. Je voudrais être toute intelligence, et que l'ordre éternel du monde... Et, il y a trente ans, l'ordre était, et je n'étais point! Accident éphémère et inutile, je n'existais pas, je n'existerai pas : je trouve avec étonnement mon idée plus vaste que mon être; et, si je considère que ma vie est ridicule à mes propres yeux, je me perds dans des ténèbres impénétrables. Plus heureux sans doute celui qui coupe du bois, qui fait du charbon, et qui prend de l'eau bénie quand le tonnerre gronde! Il vit comme la brute? Non : mais il chante en travaillant. Je ne connaîtrai point sa paix, et je passerai comme lui. Le temps aura fait couler sa vie : l'agitation, l'inquiétude, les fantômes d'une puérile grandeur égarent et précipitent la mienne. "

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 12:42

Continuer ou areter ?

Mon blog serat-il sur la route de l'abandon ? Peut-être. Un texte. Deux textes. Celà commence à devenir lassant..

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 11:22

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 11:48